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25 avril 2008

L'origine de la fête du travail : L’HISTOIRE DU 1er MAI

L’HISTOIRE DU 1er MAI

Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière

La prolétarisation du travail se développe au fur et a mesure que la mecanization industriel vient remplacer les anciennes formes de production.

Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables.

Les journées de travail comportent souvent 15 a 16 heures par jour sans repos hebdomadaire et encore moins annuel.

Des enfants de 6 ans travaillent souvent dans les usines et les mines, des femmes sont employées au fond de la mine et a des travaux pénibles et insalubres. Les ouvriers n’ont pas le droit de s’organiser.

Le "droit de coalition" est seulement reconnu en 1824 en Grande-Bretagne, en 1864 en France (mais il faudra attendre 1884 pour le syndicalisme), en 1869 en Allemagne.

Dans la seconde moitie du XIXe siècle et jusqu’a la première guerre mondiale, la population industrielle continue de croître constamment.

Entre 1895 et 1914, le nombre d’ouvriers passe de 5 a 7 millions aux Etats-Unis, de 8 a 12.500.000 en Grande-Bretagne, de 3 a 4.500.000 en Russie. En France, la population ouvrière était en 1866 de 5.575.000 hommes et 3.385.000 femmes.

1831 : la Révolte des Canuts

La révolte des Canuts, à Lyon, en Novembre 1831, fut la première insurrection sociale caractérisée, au début de l’ère de la grande industrie.

Elle a pour origine la baisse des salaires depuis les meilleures années de l’Empire.

Les Canuts (ouvriers de la soie) veulent profiter de la reprise de la vente des soieries, après 1830, pour obtenir la fixation d’un tarif minimal pour le prix des façons. Une délégation de patrons et d’ouvriers, réunie sur la proposition du préfet le 25 Octobre, établit un tarif et confie au Conseil des Prud’hommes la charge d’en surveiller l’application.

Mais l’intervention du préfet a été mal vue par un certain nombre de fabricants, qui tiennent son attitude pour démagogique, et les concessions de leurs représentants pour des marques de faiblesse : 104 d’entre eux refusent d’appliquer le tarif, qu’ils dénoncent comme entrave à la liberté des marchés et rejettent comme exorbitantes les prétentions des Canuts, en matière de salaire (10 Novembre 1831).

De là, découlent les colères ouvrières et l’insurrection du 21 au 24 Novembre.

La monarchie française envoie 20.000 hommes de troupe et 150 canons pour réprimer "l’émeute".

C’est a cette époque que le ministre français Casimir Perier déclarait : "Il faut que les ouvriers sachent bien qu’il n’y a pas de remède pour eux que la patience et la résignation !".

1834 : seconde insurrection des canuts

Ils occupent les hauteurs de Lyon et feront face pendant 6 jours a 12.000 soldats.

En 1840 : grèves

Importantes grèves corporatives se déroulent en France.

1848 : les "trois huit"

A partir de 1848, les dirigeants ouvriers axent leurs revendications sur la journée de 8 heures, comprise dans une perspective d’éducation ouvrière : huit heures de travail, huit heures de repos et huit heures pour s’instruire et cultiver son corps.

1848, c’est aussi l’année de la publication du "Manifeste communiste" de Karl Marx.

Le 22 février 1848 manifestation monstre à Paris, chute de la monarchie et naissance de la IIe République.

Le 23 juin 1848 sur 120.000 ouvriers licenciés par les Ateliers nationaux, 20.000 descendent dans la rue. Ils forment jusqu’à 400 barricades.

La Commission exécutive charge le général Louis Eugène Cavaignac de la répression. Celle-ci est terrible, à la mesure de l’effroi qu’éprouvent les bourgeois de l’Assemblée.

En trois jours de combat, du 23 au 26 juin, on relève 4.000 morts parmi les insurgés et 1.600 parmi les forces de l’ordre. Le gouvernement républicain arrête 25.000 personnes et 15.000 déportés et emprisonnes sans jugement.

Troisième insurrection des canuts.

1864 : premier international

En 1864, est crée la Première Internationale Ouvrière et dans les pays industriels, malgré des difficultés énormes, le syndicalisme commence a s’organiser.

1868 : les huit heures aux Etats-Unis

Le gouvernement américain accorde, en 1868, la journée de huit heures à tous les journaliers, ouvriers, artisans, employés par l’administration fédérale. Me la n’est pas appliquée. Aussi, en 1881, la Fédération américaine du Travail (A.F.L.) décide de passer a l’action.

1871 : la Commune

Le 18 mars 1871, a la suite de la guerre franco- allemande de 1870, une révolte populaire éclate a Paris. La Commune de Paris est crée.

Elle sera écrasée quelques semaines plus tard par l’alliance des bourgeoisies française et allemande avec Thiers et Bismarck.

25.000 travailleurs parisiens seront massacres par les forces de répression, les cadavres seront brûles, 38.500 arrestations seront opérées, 13.700 seront condamnes a des peines allant jusqu’a 90 années de prison, 3.000 mourront dans les pontons, la prison, le bagne et l’exil.

1873-1895 : des grèves violentes

En 1873, en Angleterre et surtout en 1899 a Londres ou les dockers arrêtent tout travail.

En Allemagne, grèves et manifestations des travailleurs de la Ruhr.

1884 : congrès de l’American Federation of Labor

Au cours de leur congrès de 1884, les syndicats étasuniens se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures.

Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable.

1886 : la grève de Chicago

En 1886, le Congres National du Travail, aux Etats-Unis, marque la volonté d’obtenir le résultat de le : 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures d’éducation.

Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures.

D’autres travailleurs, moins chanceux, entament une grève. Ils sont environ 340.000 dans tout le pays.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago.

Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.

C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, Augustin Spies : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui".

En France, le sang coule a Decazeville.

En 1886 également, en Belgique revoltes populaires et fusillades a Roux et publication du "Catéchisme du Peuple" d’Alfred Defuisseaux, etc...

1889 : le congrès de la IIe Internationale

C’est à Paris l’année même du premier centenaire de la Révolution française que blanquistes et guesdistes tiennent au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, le deuxième congrès de l’Internationale socialiste. Ce congrès décide qu’il sera "organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d’appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu’une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l’Afl, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation."

1891 : Fourmies

Dans une petite ville du nord de la France, une manifestation pacifique se rend en cortège à la mairie. La troupe, équipée des tout nouveaux fusils Lebel et Chassepot d’une portée de tir supérieure à deux kilomètres, tire à bout portant sur la foule. Parmi les morts, huit victimes ont moins de vingt et un ans, dont la jeune ouvrière Marie Blondeau et un jeune conscrit du nom d’Edouard Giloteaux. Habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, Marie Blondeau restera longtemps dans l’imagerie populaire comme une sorte de Vierge profane. Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

1919 : le traité de Versailles

La fin de la Première Guerre mondiale va sonner en deux temps l’avènement de la journée de huit heures. D’abord la loi du 23 avril sur les huit heures est publiée au Journal officiel de la République française le 25avril. Ensuite, le 22 juin est signé (pour la France par Georges Clemenceau, par le président Wilson pour les Etats-Unis et par Llyod George pour la Grande- Bretagne) le traité de Versailles qui fixe dans son article 247 "l’adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n’a pas encore été obtenue". La fin de la guerre est aussi l’occasion de mettre en place la Sdn (Société des nations) ainsi que l’Organisation internationale du travail (OIT). Si la Sdn a été remplacée, depuis, par l’Onu, l’Oit, elle, a survécu au second conflit mondial. Dès lors les manifestations du 1er Mai porteront d’autres revendications que la journée de huit heures tout en poursuivant ce grand rêve prolétarien de l’époque : la société libérée du travail contraint. En attendant que le droit à la paresse revendiqué par le gendre de Karl Marx soit établi, le mouvement ouvrier va partir à la conquête des congés payés. A Paris, les manifestants se heurtent à la police et deux ouvriers sont tues.

1920 : en Russie

En 1920, la Russie communiste décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale du travail. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays sous la poussée des syndicats d’obédience communiste.

1926 : la revendication des congés payés

C’est sans aucun doute à l’occasion du congrès que tient la Cgt en 1926 (une partie de ses membres est allée fonder la Cgt- Unitaire) qu’apparaît pour la première fois la revendication des congés payés pour tous les salariés (certaines professions les ont déjà obtenus). C’est également en 1926 que la Cgt prend position en faveur des assurances sociales. Une question qui n’avait rien de consensuel puisqu’à l’époque des syndicalistes étaient contre toute cotisation payée par les salariés.

1929 : la montée des périls en Allemagne

Dans l’histoire sociale et politique allemande ce 1er Mai 1929 restera marqué d’une pierre noire. Les manifestations sont interdites à Berlin par le préfet Zoot Giebel. Les manifestants passent outre l’interdiction. La répression sera sanglante. Elle fera trente-trois morts et deux cents blessés. La division entre les communistes et socialistes est à son comble.

1936 : le 1er Mai du Front populaire

Dans l’histoire du 1er Mai l’année 1936 est certainement une des plus importantes. Plusieurs événements vont la marquer. D’abord dès le mois de mars se tient du 2 au 6 mars le congrès au cours duquel la Cgt se réunifie. Ensuite la manifestation du 1er Mai tombe deux jours avant les élections législatives qui vont porter au pouvoir les forces politiques du Front populaire. Enfin après un mouvement de grève mémorable sont signés en juin les accords de Matignon qui légalisent la semaine de quarante heures, les congés payés ainsi que les conventions collectives. L’année suivante le 1er Mai 1937 aura lieu sans doute la plus grande manifestation jamais organisée en France.

1941 : la fête du Travail

Le 24 avril 1941, pendant l’occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé, à l’initiative de René Belin. Cet ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) était devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd’hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

1947 : journée chômée

En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec l’accord du ministre du Travail, le communiste Ambroise Croizat, le 1er Mai devient dans toutes les entreprises publiques et privées un jour chômé et payé. Cependant le 1erMai ne sera pas assimilé à une fête légale.

1954 : les manifestations sont interdites

Alors que la guerre d’Indochine se termine pour les autorités françaises avec la partition du Vietnam, une autre guerre, une guerre sans nom commence en Algérie. Elle va durer huit ans. Dès lors les manifestations seront interdites dans Paris. Celle du 1er Mai 1954 se transformera en un rassemblement sur la pelouse de Reuilly. Il faudra attendre quinze années c’est-à-dire 1968 pour qu’à l’initiative de la Cgt, à nouveau, le monde du travail se donne rendez-vous dans les rues de Paris pour défiler un 1er Mai. Le cortège partira de la République pour se rendre à la Bastille, symbole des libertés recouvrées. Depuis, les cortèges du 1er Mai ont connu des fortunes diverses. La manifestation la plus importante de l’après mai 1968 fut probablement celle de 1975, qui fut prétexte à fêter la fin de la guerre de Vietnam.

LA FETE DU TRAVAIL DANS LE MONDE

Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé le 1er mai dans la plupart des pays... mais pas dans tous.

En Belgique (et au Luxembourg)

Le 1er mai est chômé et les partis socialistes en profitent pour défiler et réaffirmer leur ancrage à gauche. Notons qu’au milieu du XXe siècle, le 1er mai socialiste fut concurrencé par les cortèges "Rerum Novarum" de l’abbé Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Ces cortèges d’ouvriers chrétiens avaient lieu le jour de l’Ascension.

En Allemagne

Le 1er mai est chômé. Il donne aussi lieu à des réjouissances en l’honneur du printemps selon le rite ancestral de l’arbre de mai, que l’on retrouve dans différentes régions d’Europe (on peut lire à ce propos un très joli poème de Victor Hugo).

En certains endroits, comme à Stuttgart, les enfants profitent de la nuit précédant le 1er mai pour faire des farces d’une façon qui rappelle Halloween.

Aux Pays-Bas

Le 1er mai reste ordinairement ouvré. Idem en Suisse. Quelques entreprises et organisations internationales concèdent cependant à leur personnel un jour de congé en l’honneur de la fête du Travail. À noter que le canton de Fribourg commémore le 1er mai... l’arrivée du printemps, avec chants et distribution de friandises aux enfants.

En Israël

On ne chôme pas le 1er mai, bien que l’État juif ait été fondé par des militants socialistes.

Au Royaume-Uni.

Ce n’est pas le 1er mai qui est chômé mais le premier lundi de mai... ce qui permet aux salariés de bénéficier chaque année d’un week-end prolongé.

Aux États-Unis

Le "Labor Day" (ou Jour du Travail) ne doit rien à la fameuse journée de 1886.

Il tire ses origines d’une grève des cheminots qui, en 1894, avaient voulu soutenir les ouvriers de l’entreprise Pullman, eux- mêmes en grève contre leur employeur.

Le président américain Grover Cleveland n’avait pas hésité à envoyer 12.000 hommes de troupe pour briser le mouvement et deux hommes furent tués au cours des affrontements, à Kensington, près de Chicago.

La grève fut déclarée terminée le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même l’engagement de ne plus se syndiquer.

Les citoyens américains s’étant indignés des méthodes brutales du président Cleveland, leurs représentants de Washington réussirent à faire passer la proposition d’un jour chômé pour honorer les travailleurs.

Le président lui-même signa le projet de loi six jours à peine après l’intervention de l’armée, dans l’espoir de se faire réélire la même année... Mais cet espoir s’avéra vain.

Au Canada

La Fête du Travail est célébrée le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord- américains comme l’AFL-CIO n’ont pas voulu s’aligner sur les syndicats européens d’obédience communiste).

Quelques syndicats québécois manifestent néanmoins le 1er mai en solidarité avec leurs homologues européens.

En Australie

Quelques syndicats socialistes ou communistes défilent aussi à l’occasion du 1er mai. Mais la fête du Travail est officiellement commémorée à d’autres dates : le 4 mars en Australie occidentale, le 11 mars dans l’État de Victoria, le 6 mai dans le Queensland et le territoire du Nord, le 7 octobre à Canberra (la capitale), en Nouvelle Galles du Sud (Sydney) et en Australie méridionale.

Amérique latine, Brésil compris

Commémore la fête du Travail en chômant le 1er mai. Mais, comme ailleurs, les défilés syndicaux ont largement cédé la place à des activités ludiques : pique-niques, football,...

Au Mexique

Dans l’État de Sinaloa, le 1er mai marque la fête de l’été avec la fin de la récolte des tomates et d’autres produits agricoles.

Au Paraguay

En 2002, le chef de l’État a tenté de remplacer le 1er mai par le premier lundi de mai (à la manière britannique). Mais l’opinion publique a rejeté cette réforme.

En Europe de l’est, en Pologne en particulier

Le 1er mai est toujours chômé mais les défilés, qui étaient quasiment obligatoires sous le régime communiste, ne font plus recette.

En Japon

Ne célèbrent pas la fête du Travail mais la première semaine de mai, dite dorée, donne lieu à des festivités et des jours chômés.

En Russie

Le nouveau tsar Yeltsine, marionnette du capitalisme international et de l’Occident, a transforme officiellement la journée en "Fête du muguet".

LIBERER LES TRAVAILLEURS

Bien que le 1er Mai ait souvent perdu son caractère de grève, dans la mesure ou ce jour est devenu un jour férie et paye, les organisations ouvrières ont toujours voulu lui maintenir son caractère de manifestation pour la libération des travailleurs.

Ce qui n’empêche évidemment pas les organisations ouvrières et communistes de poursuivre les manifestations et les mobilisations pour un nouveau monde et contre le system bourgeois.

Posté par Joella_ à 15:57 - L'origine de la fête du travail - Commentaires [0] - Permalien [#]

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